Chapitre 4 : Découverte Macabre

Chapitre IV : Découverte Macabre

(Saison 01 – Épisode 04)

Troyes, 21 août 2012

05h45, Mail des Charmilles

Toute la nuit, j’avais pensé à ce mot envoyé par le corbeau, la veille. Je ne pouvais m’empêcher de m’imaginer cet individu en train de m’observer sans cesse sans possibilité de m’en apercevoir.

Avait-il déposé autre chose chez moi que cette lettre anonyme ?

Était-ce simplement une blague des ados de l’immeuble ?

Il faut être vraiment tordu pour faire de telles sottises.

Je me tenais à l’affût du moindre bruit. Me parant à toute éventualité. S’il était parvenu à s’introduire chez moi sans avoir la clef, alors que je la fermais toujours de l’intérieur quand j’étais là, nul doute qu’il pouvait y entrer comme bon lui semblait.

Était-ce un voyeur ? Un pervers ? Un psychopathe ? Ces questions me taraudaient l’esprit. L’angoisse montait crescendo.

Peut-être que je connaissais des gens, ici, que j’avais rencontrés dans mon enfance. Peut-être leur avait-je fait quelque chose qui leur aurait déplut il y a plusieurs années. Avec mon retour, ils auraient décidé de se venger aujourd’hui ? Je ne savais pas. Je n’en savais rien. Je ne devais pas tirer de conclusions trop hâtives.

La clé pour le moment était la suivante : s’apaiser pour parvenir à réfléchir de manière rationnelle et tirer toute cette affaire rapidement au clair. Je ne voulais pas perdre de temps.

Pour décompresser, je me levai afin de prendre mon petit-déjeuner. La fraîcheur d’une bonne douche était également nécessaire.

Puis je repris le rangement et le tri de mes affaires. Après cette lettre, c’était là, un de mes plus gros problèmes. Comment allais-je faire tenir toutes ses affaires dans une seule et même pièce ? Tout l’enjeux de cette journée tenait en cette question.

J’avais bien pensé à piéger ce corbeau en installant des pièges dans l’entrée. Mais, ceux-ci étaient bien trop sophistiqués à mettre en place pour moi lorsque je sais que j’aurais été capable de les déclencher moi-même.

10h27, Mail des Charmilles

Quelques heures plus tard, mon appartement commençait à prendre forme petit à petit. Les cartons diminuaient à vue d’œil, tandis que les étagères du salon se remplissaient de livres, CD, DVD et autres magazines en tout genre, vous savez ceux que les femmes aiment acheter et entasser chez elles, pendant que leurs maris collectionnent les magazines automobiles.

Lorsque je me penchai pour prendre un bibelot au fond d’un de mes cartons annotés « chambre à coucher », un élément attira tout mon intérêt. C’était l’une des pièces maîtresses de mon histoire familiale. Une montre. Elle était ancienne. Le son métallique du tic-tac était faible.

C’était la gousset de mon père. Elle valait une fortune. Composée d’or blanc et jaune, elle était convoitée par bon nombre de collectionneurs. Cette montre m’avait donné l’envie de me lancer dans une carrière de créatrice de bijoux.

Pour moi, les bijoux avaient un tel raffinement et une telle élégance, que personne ne pouvait rester de marbre en les regardant. Chaque création était une œuvre à part entière.

Je m’empressai de la mettre dans le petit coffre-fort placé dans le mur du fond de ma chambre et caché par un tableau, lorsque l’on sonna à ma porte.

  • Mademoiselle Lefèvre? retentit une petite voix fluette de femme derrière ma porte. Je suis votre voisine, madame Gaspard. Ouvrez-moi, c’est urgent.

Je voulais ne pas répondre, alors je restai dans ma chambre sans faire un bruit.

  • Je sais que vous êtes là, insista-t-elle. Je ne vous ai pas vu sortir aujourd’

Bien que démasquée, j’hésitais encore à répondre. Cependant, après une seconde vague d’appel, je ne pouvais plus rester cachée. Je ne sais pas ce que me voulait cette femme, mais j’allais bientôt le découvrir.

  • Oui, oui j’arrive madame… Gaspard! lui répondis-je agacé

La porte s’ouvrit rapidement dès que je l’eus déverrouillée.

  • Bonjour mademoiselle. Excusez-moi de vous déranger, mais mon chat a disparu cette nuit. Il était dans notre salon hier soir. En me levant ce matin, il n’était plus là. Il ne sort jamais de l’ Je fais le tour des voisins pour savoir si, par hasard, vous ne l’auriez pas vu? Il est tout gris, tigré et répond au nom de Félix. Il adore les croquettes et la pâtée. Si vous le voyez, vous pourriez me le dire s’il vous plaît ?
  • Oh, eh bien… Je ne savais plus trop quoi dire, j’avais bien d’autres soucis en tête que son misérable chat. Quelqu’un s’était introduit chez moi et j’avais unappartement à Ne vous inquiétez pas madame Gaspard, si je vois quoi que ce soit concernant votre chat, je vous en fais part immédiatement.
  • Merci beaucoup mademoiselle, me dit-elle avec un sourire jusqu’aux lèvres avant de me serrer dans ses bras. Et appelez-moi Juliette.
  • D’accord Juliette, moi c’est Rachel. Si vous avez besoin de quoi que ce soit, n’hésitez pas.

Je n’en revenais pas de la phrase que je venais de lui sortir. Moi qui ne souhaitait pas être dérangée, je venais de lui dire qu’elle pouvait m’appeler en cas de problème. Je voulus me frapper la tête à cet instant. Mais, rapidement, je me contrôlai. Les gens normaux, polis, gentils réagissent de cette manière à la détresse des autres. Et peut-être aurais-je moi aussi besoin d’elle après ce qu’il m’était arrivé la veille. Il est vrai que je ne savais pas encore qui était parvenu à glisser ce mot hostile chez moi. Après rapide réflexion, toute amitié était donc bonne à prendre.

  • Merci c’est gentil. Allez, je retourne à la pêche aux informations. Bonne journée… Rachel!
  • Bonne journée à vous aussi Juliette.

Je la regardais s’éloigner de ma porte en souriant quand une mouche vînt attiser ma curiosité.

Je tentai de la tuer, sans succès. S’ensuivit une course-poursuite dans tout l’appartement, jusqu’à ce qu’une autre mouche ne vienne me perturber elle aussi. Puis une troisième… Et des autres encore.

Je me demandais d’où pouvaient-elles bien provenir. Je m’arrêtai donc et tentai de les suivre, ce qui ne fut pas évident.

L’une d’elles m’emmena d’abord dans la salle de bains, mais aucune autre mouche à l’horizon.

Une deuxième m’emmena dans mon cellier. Là où une odeur nauséabonde se dégageait. Ce que je découvris fut digne d’un film d’horreur !

Lorsque j’ouvris la porte, un frisson parcourut l’ensemble de mon corps. Au sol, des viscères étaient étalées. Celles d’un animal… Et plus exactement, ce qui pourrait encore ressembler quelque peu à un chat !

D’après la description que Juliette m’avait donnée de son Félix, il n’y avait aucun doute. C’était bel et bien lui !

Mais le pire dans tout cela me direz-vous ?

La même phrase que sur la lettre anonyme était écrite sur le sol avec le sang de l’animal : « Casse-toi ! ». Mais, il avait ajouté une précision des plus macabres : « Ou meurt ! ».

Deux de mes questions, jusque-là sans réponse, venaient d’être résolues.

D’une, cette lettre anonyme n’était pas une blague, le Corbeau existait réellement. Mes suspicions se confirmèrent et je commençais à soupçonner absolument tout le monde.

De deux, le Corbeau pouvait entrer chez moi à n’importe quelle heure du jour, mais aussi de la nuit. Peut-être était-il encore chez moi à cet instant précis ?

Sans compter qu’il avait pu entrer chez Juliette pour kidnapper Felix et le massacrer ensuite. Je trouvais abject de s’en prendre aux animaux. Cela me répugnait. Cet individu me répugnait.

Faire du mal aux bêtes, c’est véritablement ne pas avoir de cœur. Comment un homme pouvait-il bien faire ça ? Je me le demande ! Ce Corbeau renfermait tout ce que je détestais. Et j’étais sûr qu’il le savait. Sinon, comment aurait-il pu deviner que le massacre de ce chat me choquerait autant ?

Toutes ces questions défilaient dans ma tête et restaient sans réponse.

Soudain, j’entendis ma porte d’entrée s’ouvrir…

J’allais peut-être devoir l’affronter plus tôt que je ne le pensais. Mes jambes tremblaient de peur. Je restais sur mes positions, prête à me défendre. Nous allions voir lequel des deux remporterait cette bataille.

Je n’allais pas me laisser faire de la sorte. Personne n’allait me dicter ma façon de vivre. Depuis le temps que je voulais revenir m’installer dans cette ville, ce n’était pas le premier salop venu, qui allait me faire partir d’ici.

À SUIVRE… LE CHAPITRE 5 ARRIVE TRÈS BIENTÔT !

 

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Le Corbeau – Personnage « Derniers… Mots ! »

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L’illustration du "Corbeau" by Drawing Girl – Derniers… Mots !, Tous droits réservés ©
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[Evénement] La Bande-Annonce de « Derniers… Mots ! »

Découvrez la bande-annonce en version 16:9e de mon roman policier intitulé Derniers… Mots ![Derniers… Mots !, Tous droits réservés ©]

Roman policier (2012-2014) :

Imaginez un crime raconté du point de vue de la victime. Suivez l’histoire de Rachel Lefèvre, une jeune bijoutière fraîchement débarquée à Troyes, sa ville natale. Bien décidée à prendre un nouveau départ, elle ne se doute pas que sa vie va devenir un véritable cauchemar. Harcelée, elle devient la victime d’un maître chanteur se faisant appeler le « Corbeau ». Sa vie est plus que jamais menacée…

Derniers… Mots ! est un roman que j’ai développé en 2 ans. Il est destiné à être en un seul tome, même si d’autres tomes sont envisageables. Entre amour, trahison, action, suspense, thriller, tension… apprêtez-vous à entrer dans un livre passionnant.

https://derniersmotslelivre.wordpress.com/
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Crédits vidéo :
– Production, Réalisation & Montage : P.-A.H. avec Windows Live Movie Maker
– Musique : Paranoia de Grégoire Lourme